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Vente de SFR : offre de rachat acceptée, quel avenir pour les clients… tout savoir sur le dossier
Orange, Bouygues Telecom et Free prévoient de se partager SFR. Le samedi 6 juin 2026, les trois opérateurs ont signé avec Altice France, maison mère de SFR, un protocole d’accord pour racheter l’essentiel de ses activités pour 20,35 milliards d’euros. La vente n’est pas encore bouclée : l’Autorité de la concurrence examine le dossier depuis juillet 2026, et la transaction n’est pas attendue avant le second semestre 2027. Voici où en est le rachat de SFR, et ce qu’il change pour ses abonnés.
Le 14 octobre 2025, Orange, Bouygues Telecom et Free ont publié un communiqué commun. Une offre conjointe de 17 milliards d’euros a été posée sur la table pour reprendre les actifs de SFR en se partageant les activités de l’opérateur. Dans cette première offre, Bouygues Telecom prenait la plus grosse part (43 %), devant Free (30 %) et Orange (27 %), qui renforçaient ainsi leur présence sur le marché du low-cost.
Après avoir été éconduits, les trois opérateurs réunis ont travaillé sur une nouvelle offre. Altice France a en effet repoussé dans la foulée la première offre, dans un message envoyé à ses employés par son dirigeant Arthur Dreyfuss. Altice France estimerait ses actifs à 27 milliards d’euros, et Patrick Drahi aurait fixé un prix plancher de 23,4 milliards d’euros.
Entre la première et la seconde offre, le consortium composé d’Orange, Bouygues et Free a connu quelques turbulences, comme l’expliquait le PDG de Bouygues : « C’est déjà un exploit que l’on ait réussi à faire une première offre à la mi-octobre.-»
Mais c’est désormais chose faite : le trio a déposé le 17 avril 2026 une seconde offre à hauteur de 20,35 milliards d’euros, acceptée par Patrick Drahi. La vente de SFR n’était pas actée pour autant : Altice France accordait au consortium une période de négociations exclusives jusqu’au 15 mai 2026, et d’autres obstacles demeuraient. Les créanciers de Patrick Drahi devaient notamment donner leur aval. Ces derniers étant actionnaires à hauteur de 45 % d’Altice France, ils ont un droit de regard sur le dossier et siègent aussi à la table des négociations.
Mais la grande nouvelle tombe dans la nuit du 6 au 7 juin 2026 : les négociations ont finalement mené à la signature d’un protocole d’accord entre Altice France et le consortium. L’accord définit les contours du partage des actifs de SFR, notamment celui de ses opérateurs virtuels. Ce partage diffère peu de la première offre d’octobre 2025, si ce n’est que Bouygues Telecom reprend désormais l’ensemble de SFR Business, que la première offre partageait avec Free.
Les opérateurs ont déjà tenté deux fois de ramener le marché français à trois acteurs, après l’arrivée de Free Mobile en 2012. En 2014, Bouygues Telecom avait déposé une offre pour racheter SFR, finalement cédé à Numericable. En 2016, Orange avait à son tour négocié le rachat de Bouygues Telecom, sans parvenir à un accord.
Après avoir annoncé la signature du protocole d’accord, les repreneurs ont ouvert une phase de consultation avec les représentants du personnel. Les fusions-acquisitions étant souvent synonymes de casse sociale, le rachat de SFR par ses rivaux est depuis le début contesté par les syndicats. Bouygues, Orange et le groupe Iliad ont promis un processus socialement raisonnable, mais les incertitudes, et surtout les inquiétudes, demeurent.
Pour répondre à ces craintes, le consortium s’est engagé à garantir un emploi à tous les salariés du périmètre repris jusqu’à début 2029, soit en les gardant à leur poste, soit en leur proposant un autre emploi. Cette garantie court environ un an et demi après la finalisation de la vente, attendue au second semestre 2027.
Il y a également le passage devant l’Autorité de la concurrence : les opérateurs espèrent finaliser la transaction au second semestre 2027. Les trois volets du rachat sont examinés par l’Autorité de la concurrence française. Le 15 juillet 2026, la Commission européenne lui a renvoyé le dossier d’Iliad, à la demande de l’opérateur. L’instruction doit