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J’ai vu deux Mercedes se percuter à 56 km/h : voilà l’état des batteries
Voir deux voitures flambant neuves se percuter volontairement n’est pas une expérience à laquelle on assiste tous les jours. C’est pourtant ce que Mercedes-Benz nous a proposé il y a quelques jours, à l’occasion d’une démonstration consacrée à la sécurité de sa nouvelle CLA. Le tout dans le cadre d’une série d’ateliers destinés à nous présenter les dernières technologies du constructeur allemand, dont certaines que nous ne pouvons pas encore évoquer, mais sur lesquelles nous reviendrons dans les prochaines semaines.
Revenons à notre accident. D’un côté, une Mercedes CLA électrique. De l’autre, sa déclinaison Shooting Brake hybride. Deux voitures de série, pesant chacune plus de deux tonnes, lancées à 56 km/h dans un exercice que l’on appelle aussi « T-bone » : une collision à angle droit. En l’occurrence, c’est le break qui doit venir percuter directement le flanc gauche de la berline électrique, au niveau du conducteur.
Nous sommes dans un immense hangar, à Sindelfingen, non loin de Stuttgart, sur l’un des plus grands sites de production de Mercedes. Ce bâtiment, sans le moindre poteau apparent sur une surface équivalente à quelque sept terrains de football, abrite le centre technologique consacré à la sécurité des véhicules du constructeur. Les ingénieurs Mercedes y détruisent certes des voitures toutes neuves, mais ils y décortiquent surtout les impacts et leurs conséquences sous toutes les coutures.
Des appareils photo sont disposés au-dessus de la scène, tout autour, mais aussi en dessous, sous un plancher de verre situé à l’endroit précis où doit se produire la collision. Rien ne doit échapper aux ingénieurs.
Même en sachant exactement ce que nous sommes venus voir, l’appréhension monte lorsque les lumières s’éteignent dans le hangar et que les projecteurs éclairent la zone d’impact. Non pas que nous ayons peur pour les deux familles de mannequins installées dans les voitures, avec au total quatre adultes et quatre enfants de morphologies différentes. Plus personne ne se trouve à proximité des véhicules.
Le gyrophare orange s’allume, annonçant l’imminence du crash-test. Le silence se fait. Ça y est, le break s’élance, tiré par un câble. On le suit fébrilement du regard, sachant que dans quelques secondes, nous assisterons à la collision.
Puis, dans un fracas de verre brisé et de tôle froissée, les deux CLA entrent en contact. L’une est stoppée net, ou presque. La seconde est projetée à une vingtaine de mètres, alors que les deux voitures ne roulaient qu’à 56 km/h, à peine plus que les 50 km/h autorisés en ville.
La scène ne dure qu’un instant, mais elle représente un scénario particulièrement redouté par les ingénieurs chargés de la sécurité automobile. Pour une voiture électrique, une question supplémentaire se pose : que devient la batterie lorsqu’un véhicule de plus de deux tonnes vient frapper directement son flanc ?
Ce crash-test sort de l’ordinaire. Les essais réglementaires reposent généralement sur des obstacles fixes ou des dispositifs d’impact standardisés, selon des protocoles précisément définis.
La CLA électrique est d’ailleurs déjà passée par ces protocoles. Évaluée par Euro NCAP en 2025, elle a décroché cinq étoiles et obtenu le maximum des points dans l’essai de choc latéral contre une barrière mobile. L’organisme l’a même désignée comme la voiture la plus sûre testée en 2025, toutes catégories confondues.