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"Le mur du son, mais en plus fort" : témoins, déroulé du vol… Comment expliquer le crash du Mirage 2000 près de Nancy ?
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Le Mirage était en approche de sa base lorsque l'accident s'est produit, mardi 20 octobre. À bord, un pilote et un navigateur. Leur appareil s'est écrasé dans un secteur boisé de Meurthe-et-Moselle, vers 22 h 40. Un corps a été retrouvé tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver l'autre occupant. Que s'est-il passé dans les dernières minutes de ce vol d'entraînement ? France Télévisions fait le point.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ce soir encore, l'hélicoptère de la gendarmerie poursuit les recherches après le crash d'un Mirage 2000 dans la soirée du mardi 20 octobre. Si le corps du pilote a été retrouvé, le deuxième membre d'équipage reste toujours introuvable. Militaires et équipes spécialisées ratissent une zone boisée et très escarpée à Rogéville, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle). C'est ici, mardi, vers 22 h 40, qu'un avion de chasse Mirage 2000D s'est écrasé. L'équipage ne s'est pas éjecté.
Des habitants ont ressenti en pleine nuit la violence du crash. "J'étais en train de regarder le match de foot du PSG et j'ai vu une énorme boule orange", se souvient Christian Doleans. "Ma femme m'a dit qu'on aurait dit que la maison vibrait. Ça faisait un souffle", raconte également Bernard Besançon. Une femme, elle, se souvient du bruit de l'engin : "Le mur du son, mais en plus fort. Tout a tremblé, la baie vitrée a tremblé."
Alors, problème technique, erreur humaine, que s'est-il passé ? Mardi, le Mirage décolle de la base aérienne 133 de Nancy pour un vol d'entraînement de nuit à basse altitude, comme il y en a toutes les semaines. À l'avant, le pilote de 27 ans en instruction avec 450 heures de vol. À l'arrière, le navigateur officier système d'armes : 44 ans, très expérimenté, plus de 2 200 heures de vol. Mais alors que l'exercice est terminé, qu'ils sont sur le chemin du retour, le contact radio et radar est perdu. Aucun signal de détresse. L'avion s'écrase dans des circonstances encore inexpliquées.
"Au regard du moment où cela est arrivé, ce n'est pas nécessairement dans la phase tactique la plus dense, la plus complexe qui est nécessaire à notre entraînement, mais dans une phase dite basique, même si, je l'ai évoqué, rien n'est jamais basique en aéronautique", explique le colonel David Pappalardo, porte-parole de l'Air et de l'Espace.
L'accident ne serait a priori pas lié à l'âge de cet aéronef. Même s'il date de 1993, ce même Mirage faisait partie des appareils rénovés récemment. "C'est un avion qui a été remis au goût du jour et auquel on a donné une grande polyvalence, et qui est aujourd'hui très efficace sur le plan opérationnel", précise le colonel Ludovic Humbert, commandant de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey.
Les experts vont analyser la boîte noire et les premiers débris retrouvés de l'appareil pour reconstituer les dernières minutes du vol et comprendre l'origine du crash.
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