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Comment, après les pillages des 17 et 18 octobre, les policiers traquent des suspects image par image
Pour identifier et interpeller les pilleurs du week-end dernier, les enquêteurs de la préfecture de Police de Paris décortiquent les vidéos de surveillance.
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Une longue table, une dizaine d'écrans et face à eux quatre policiers, dont Bruno, qui s'affairent à passer en revue des vidéos, à la préfecture de police de Paris. "Vous voyez des gens qui sortent du magasin", commente le policier jeudi 22 octobre. Une scène de pillage parmi d'autres, survenue le samedi précédent en marge de la mobilisation. Comme cette unité, à Paris et en petite couronne, près de 200 enquêteurs sont sur le pont pour identifier et interpeller les pilleurs.
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"On a par exemple cet individu qui attend des amis, décrit Bruno. Lui a des sacs remplis de vêtements qui proviennent du magasin de sport. Vous allez voir sur la caméra, qui va tourner par la suite, ils sont rejoints par un quatrième individu qui a une blouse blanche." Quand l'essentiel des pilleurs est vêtu de noir de la tête aux pieds, un foulard rouge, des chaussures ou un habit de couleur, c'est une bénédiction. La traque peut commencer. "On va regarder le cheminement de ces quatre individus qui vont passer donc de la voie publique au métro, via les outils RATP", explique Bruno.
Les policiers disposent au total de 80 000 caméras. Comme celles de la SNCF à la Gare du Nord, où se poursuit le périple de l'homme à la blouse blanche, sous les yeux de Paul, un autre policier de la cellule. "Là, il va se débarrasser de sa tenue dans une poubelle et continuer sa route", décrit-il. La filature par vidéo interposée peut emmener les policiers jusqu'au pas de la porte de certains suspects.
Paul, Bruno et leurs collègues rédigent ensuite des PV, avec captures d'écran et des détails minutieux, transmis aux services d'enquête. "On va noter tous les horaires sous chaque caméra", explique un policier. "C'est un travail qui est assez fastidieux, qui est assez long. Mais comme dit mon collègue, il y a des victimes derrière", ajoute son collègue. Dans sa quête de preuves, l'unité exploite aussi les images des réseaux sociaux pour les recouper avec celles des caméras de surveillance.
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