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Connu des services de police, 66 ans… Le profil du second suspect interpellé dans l'enquête sur l'incendie de la mairie de Limoges
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Une deuxième interpellation a eu lieu dans l'enquête sur l'incendie criminel de la mairie de Limoges samedi dernier. Un homme de 66 ans a été arrêté ce jeudi 22 octobre au matin dans la Creuse. Pour le premier suspect, les faits sont désormais requalifiés en "tentative de meurtre" sur des policiers.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
C'est dans un petit hameau, au cœur du plateau de Millevaches (Creuse), qu'un deuxième suspect a été interpellé ce jeudi 22 octobre au matin. L'homme est âgé de 66 ans, il est proche de la mouvance d'ultra-gauche et connu des services de police pour vol et violence. La justice lui reproche d'avoir participé à une destruction de biens. Pour les enquêteurs, il ferait partie de ceux qui ont brisé les fenêtres du rez-de-chaussée de l'Hôtel de Ville de Limoges (Haute-Vienne), samedi 17 octobre. Selon nos informations, cet homme connaissait le premier suspect, celui soupçonné d'avoir directement provoqué l'incendie.
La garde à vue de ce dernier a été prolongée de 48 heures, et ce matin, la procureure de Limoges a requalifié les faits qui lui sont reprochés. Il est désormais mis en cause pour tentative de meurtre. "[L'audition] des 13 policiers municipaux présents au sein de la mairie au moment des faits justifie l'extension de la garde à vue au chef de tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique", a écrit la procureure Émilie Abrantes.
On le voit sur des images : les 13 policiers municipaux sont présents dans le hall de la mairie au moment où l'incendie se déclare. "On est obligé de recevoir leurs propres pavés, parce qu'on n'a plus assez de cartouches et on n'a plus de gaz !", entend-on indiquer un agent. Me Guillaume Laverdure, avocat, est celui qui l'assiste en garde à vue : "Il a pu regretter ce qui s'était passé. Il a pu expliquer simplement, brièvement, qu'il pouvait trouver ça absolument terrible, ce qui a pu se passer. Mais en tout cas aujourd'hui, il fait valoir son droit au silence sur les faits qui lui sont reprochés, ce qui est un droit absolu", a-t-il précisé à propos de son client.
Les deux mis en cause sont ce soir toujours entendus au commissariat de Limoges. Ils pourraient être déférés vendredi en vue d'une possible mise en examen.
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