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INFO RADIO FRANCE. Une femme porte plainte contre un policier après avoir été molestée lors de la manifestation du 17octobre au Mans
"J'avais ma petite pancarte comme une manifestante lambda", raconte la trentenaire qui s'est retrouvée traînée au sol, avant de recevoir plusieurs coups de pied. "Ce n'est pas normal, c'est grave", conteste-t-elle.
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Une manifestante de 30 ans a porté plainte contre un policier pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique, après avoir été molestée lors de la manifestation du 17 octobre au Mans (Sarthe), rapporte vendredi 23 octobre ICI Maine.
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La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux : tirée par les cheveux, la jeune femme est traînée au sol par un policier avant de recevoir des coups de pied. Jointe par ICI Maine en milieu de semaine, elle explique avoir encore mal partout : "J'ai un énorme hématome, de la taille d'un abricot, dans le sein gauche. J'ai la marque de la matraque sur la droite de la hanche et j'ai des bleus un peu partout".
Samedi, elle se trouvait à proximité à de la permanence de l'eurodéputée RN au Mans lorsque la manifestation a commencé à dégénérer. Des poubelles sont incendiées devant le local de l'élue qui a été caillassé. "Je ne participais pas à la casse. J'avais ma petite pancarte comme une manifestante lambda. J'étais plus passive, à regarder ce qu'il se passait", assure la Mancelle. Dans un climat de plus en plus tendu, les policiers tentent avec des grenades lacrymogènes de repousser les manifestants.
Sur une vidéo visionnée par ICI Maine, plusieurs agents de police lui demandent de reculer. Mais la jeune femme, qui explique vouloir récupérer son téléphone qu'elle pensait avoir perdu, reste sur place. "Et d'un coup, il y a eu une charge", se souvient-elle. "Ils m'ont poussée à plusieurs reprises, ce qui m'a fait tomber. Là, ils m'ont dit 'putain dégage, putain dégage'. Je me suis retournée en leur disant 'laissez-moi le temps de me relever' et pour m'aider à me relever, ils m'ont prise par les cheveux". Toujours au sol, la femme reçoit deux coups de pied. Elle quitte les lieux par une rue adjacente où elle est aidée par d'autres manifestants.
La trentenaire est sous le choc. "Ce n'est pas normal, c'est grave. J'étais dans un état de sidération."
"On ne s'attend pas à être agressée par la police. Je ne pense pas avoir été un danger ni pour moi-même, ni pour autrui".
Elle s'est rendue aux urgences du centre hospitalier du Mans. Le certificat médical, qu'ICI Maine a pu consulter, confirme deux hématomes et l'état de choc émotionnel. Les blessures n'ont pas entraîné de jours d'incapacité totale de travail (ITT).