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Yvelines : le choc après l'attaque terroriste à Trappes
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Emmanuel Macron s'est rendu à Trappes, dans la soirée, vendredi 23 octobre, après l'attaque terroriste. Dans la ville des Yvelines, les habitants sont sous le choc.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Un choc national. Emmanuel Macron est arrivé à Trappes (Yvelines) en fin de journée. Une rencontre avec les élus et les secouristes mobilisés, vendredi 23 octobre. Le président est venu exprimer sa profonde émotion et sa solidarité avec les habitants. Une population bouleversée, blessée dans son cœur et sa culture : "C'est la première fois que j'entends ça, et la petite, en fait, c'est l'âge de mon fils. Moi, je suis quelqu'un de couleur, je ne viens pas d'ici et ça fait peur."
Sur un brancard, la première victime du tireur est en arrêt cardiaque. Un homme de 26 ans que les secouristes ont tenté, en vain, de réanimer de longues minutes. Une scène insoutenable, à laquelle une riveraine a assisté depuis son balcon : "26 ans. Parce que tu es noir ou parce que tu ne ressembles pas à un Français de souche qu'on te tire dessus, franchement c'est terrible."
À l'émotion se mêle aussi une puissante colère : "C'est triste, catastrophique. Je ne comprends pas qu'on soit en 2026 et qu'on puisse encore penser comme ça tout simplement" ; "C'est lamentable. On est tous humains et on est tous égaux. La Constitution française, elle dit qu'on est tous égaux. Et malheureusement, je pense qu'on a perdu la notion de respect dans notre pays."
Des victimes fauchées par la haine. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a été l'un des premiers à dénoncer un crime à connotation raciste : "Les gens qui ont été visés aujourd'hui, ça aurait pu être ma mère, mes frères, mes belles-sœurs, etc. Il faut qu'on soit collectivement lucides sur le fait que les discours qui arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l'acte sont criminels."
Condamnation unanime des favoris à l'élection présidentielle : "Un acte barbare", a déploré Marine Le Pen ; "L'horreur a frappé", a dit Édouard Philippe. "Le racisme tue. Un crime odieux", a réagi Jean-Luc Mélenchon. Raphaël Glucksmann a quant à lui déclaré : "Nous ne laisserons pas le racisme et la terreur gagner." Un rassemblement en hommage aux victimes pourrait avoir lieu ce samedi 24 octobre à Trappes.
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