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Certains se barricadent, d'autres ferment pour la journée… Comment les commerçants se préparent à vivre la nouvelle mobilisation samedi
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
La mobilisation des forces de l'ordre, revue à la hausse, suffira-t-elle à éviter les violences et les pillages samedi 24 octobre ? Beaucoup de commerçants ouvriront demain la peur au ventre, tandis que d'autres, ont choisi de rester fermés et de se barricader.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Dans les rues de Paris ce vendredi, des dizaines d'artisans s'activent. Sur un chantier, nous rencontrons des menuisiers. Ils ont au total trois magasins à recouvrir et vont finir "pas avant 22h-23h". Et pourtant, l'enseigne n'a pas été pillée le week-end dernier. Mais la direction préfère prendre ses précautions : "C'est la première fois et ça fait très étrange et bizarre. Demain également, la direction a pris la décision de fermer la boutique", nous confirme Inna Vaxelaire, manageuse du magasin "Le Tanneur".
Un peu plus loin, aux abords de la Place de la République, où les affrontements et les pillages ont duré plusieurs heures, là aussi, des commerces sont dans leurs derniers préparatifs. Dans les rayons, plus que quelques articles ; le reste a été volé et des pertes estimées à 70 000 euros. Julien Sapena, responsable du magasin "Boxing shop", admet appréhender "un peu" la journée de samedi. "Après, il n'y a plus rien à prendre, ils ont déjà tout pris…", pointe-t-il, résigné.
Pour dissuader d'éventuels casseurs, il prévoit de passer la nuit avec des amis dans le magasin, et il a renforcé son rideau de fer. "Avec des plaques à l'intérieur, sur les côtés, qui rentrent dans les murs, un peu partout. Et là, quand je sors ma clé, pareil, c'est sécurisé", nous montre-t-il.
Dans la rue, nous rencontrons aussi plusieurs riverains, certains excédés, et d'autres qui soutiennent la mobilisation. "On espère que ça ne va pas être le même bordel que le week-end dernier", commente l'un d'eux. "C'est vrai qu'on vit dans le quartier, on a vu toute l'explosion de violence, mais moi, j'ai soutenu évidemment les manifestants et la cause qu'ils défendent", ajoute un autre. Les habitants et les commerçants avec qui nous avons pu parler espèrent tous une mobilisation sans débordement.
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