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Témoins, parcours de l'assaillant, images… Retour sur l'attentat meurtrier de Trappes, étape par étape
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L'effroi gagne le pays ce vendredi 23 octobre, après une fusillade meurtrière à Trappes, dans les Yvelines. Une personne a été tuée et cinq autres blessées, dont une enfant de 12 ans. L'auteur des tirs a été interpellé et la piste d'un acte terroriste raciste est privilégiée.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Dans un quartier de Trappes (Yvelines), dans la matinée ce vendredi 23 octobre, les secours sont dépêchés en urgence après des coups de feu en rafales. Un attentat terroriste vient de se produire. Au sol, un blessé grave, qu'une femme tente de secourir. La victime décède peu après : l'homme avait 26 ans. Son assassin a entamé son parcours meurtrier quelques minutes plus tôt. C'est la troisième fois qu'il tire. D'abord, dans un autre jardin public, puis contre le bureau de poste, et au square Pergaud, où il fait sa première victime. Il attaque ensuite une station-service au sud de la ville, le long de la Nationale 10. Là encore, il ouvre le feu, toujours avec son pistolet-mitrailleur. On peut voir sur des images les douilles au sol, filmées par un témoin.
Un automobiliste a entendu les détonations, il a échappé de peu au tir : "Il y a un mec qui a tiré", l'entend-on témoigner, apeuré, dans une vidéo prise sur le vif. Nous le retrouvons quelques heures plus tard, au même endroit : "En fait, ça s'est passé tellement vite, je n'ai pas vraiment vu le monsieur, comme il était, ou quoi… J'avais vu qu'il avait un truc dans les mains. Et à partir de ce moment-là, je me suis réfugié derrière, dans la banquette arrière", nous raconte-t-il.
Dans une station-service, l'assaillant fait plusieurs blessés. Il reprend ensuite sa voiture pour gagner la commune voisine de La Verrière. Il fait deux nouveaux blessés près d'une pharmacie. Des victimes, que l'on peut voir au sol sur des images, sont prises en charge par les premiers secours et les riverains, des salariés d'une entreprise de nettoyage qui travaillaient dans une école.
À proximité, le terroriste tire cette fois sur une fillette de 12 ans. Elle est ce soir entre la vie et la mort, selon sa mère : "Elle a attaché un foulard sur sa tête, c'est peut-être à cause de ça qu'il s'en est pris à elle. La petite, elle n'a rien demandé. C'est une enfant qui est née en France, à Trappes. Donc, elle a le droit de vivre en France, de faire sa vie en France", a-t-elle réagi, émue, auprès de RTL.
Le tireur est finalement arrêté par la Brigade anticriminalité, la BAC, dans une autre commune : Coignières. On voit sur des clichés sa Clio grise le long de la nationale. Pour les autorités, pas de doute, les victimes ont été ciblées en raison de leur origine. "Monsieur le procureur a qualifié [ces faits] de 'crime terroriste', dont les mobiles vont être déterminés, mais dont il a dit aux médias que le mobile pourrait être raciste. Les investigations sont en cours, mais c'est clairement un crime terroriste", a indiqué à la presse Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur.
Le parquet national antiterroriste est désormais saisi. L'attentat a fait un mort et cinq blessés, dont trois graves.
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