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"Que justice soit faite" : l’émotion et la colère des proches des victimes de l’attentat raciste à Trappes
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
À Trappes dans les Yvelines, l’émotion est considérable après l’attentat raciste du vendredi 23 octobre. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage au jeune homme de 26 ans tombé sous les balles du tueur.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Il est tombé sous les balles du tireur vendredi 23 octobre à Trappes (Yvelines). Pengo Bossio Wangi avait 26 ans et avec une photo sur les réseaux sociaux, le club de MMA où il pratiquait le combat lui rend hommage. Samedi matin, à l’entraînement, son souvenir est dans tous les esprits. "Comme tout le monde, j’ai appris la nouvelle, j’étais choqué et attristé", confie Steevy Tshombe, responsable de l’accueil au Club Atch Academy à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Il le décrit comme "quelqu’un de très chaleureux et très souriant." "C’était un amateur qui avait près de sept combats, quelqu’un qui s’apprêtait à devenir professionnel. Aujourd’hui, on est tous tristes", partage Stéphane Chaufourier, fondateur du Club Atch Academy.
L’émotion était aussi présente samedi 24 octobre à Trappes (Yvelines) dans le square où le jeune homme a été tué. Plusieurs centaines de personnes lui ont rendu hommage. Quelques proches, très choqués, ont tenu à prendre la parole : "Merci beaucoup, merci infiniment. Et une pensée aux familles des autres victimes aussi. Que justice soit faite."
L’attaque terroriste a fait aussi cinq blessés, dont une jeune fille de 12 ans. Elle habite dans la commune voisine, La Verrière. "C’est ma petite voisine, elle est toute mignonne. (...) C’est un élève parmi tant d’autres, ça aurait pu être n’importe qui. À 12 ans, c’est un enfant", lance une riveraine. Deux agents d’entretien ont également été blessés. Présent au moment de l’attaque, un homme espère des nouvelles rassurantes : "J’étais dans le fond de l’école, j’ai entendu comme un bruit de marteau-piqueur. Une personne a pris deux balles dans chaque jambe, et une autre a pris trois balles", affirme-t-il.
Révolté, Jamel Debbouze a partagé son émotion sur les réseaux sociaux. L’humoriste a grandi à Trappes : "Cette haine, ce racisme, il faut les regarder en face, les nommer et ne jamais les banaliser. J’ai mal à ma France." Vendredi 30 octobre, une marche blanche pour Pengo Bossio Wangi devrait être organisée à Trappes.
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