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Après l'ISS, une nouvelle ère se dessine : voici où pourraient vivre les prochains astronautes européens
Une annonce surprise au sommet Choose France. Emmanuel Macron a annoncé ce 1er juin un accord avec la start-up américaine Vast pour envoyer deux de ses astronautes dans l'espace. Thomas Pesquet s'apprête à vivre un troisième vol, tandis qu'Arnaud Prost s'élancera pour la première fois vers une station spatiale privée.... Lire la suite
Sans station spatiale propre et à l'approche de la fin de l'ISS, l'Europe cherche à préserver son accès à l'orbite basse ainsi qu'une destination, un « pied-à-terre ». En signant un nouveau protocole avec Vast, l'ESA se ménage une option crédible, sans pour autant s'engager fermement : l'accord reste, à ce stade, un cadre de coopération potentielle, mais prometteur.
[EN VIDÉO] La Station spatiale internationale (ISS) est en orbite depuis 1998. Bien qu’elle ait déjà fait plus de 100.000 fois le tour de notre planète, seules 230 personnes ont pu monter à son bord. Pour ceux restés sur Terre, l’Agence spatiale européenne (Esa) a préparé, en vidéo, une petite visite guidée de la Station, que nous vous invitons à découvrir ici.
Lors du du 77e Congrès international d'astronautique qui se tenait à Antalya, en Turquie, l'Agence spatiale européenne (ESA) a signé un protocole d'accord avec la société américaine Vast, dans la continuité d'un premier texte conclu en 2024 à Berlin, lors du salon ILA. Ce nouveau document le remplace et en élargit le périmètre : vols habités, science, technologie et commercialisation. Il s'inscrit dans les préparatifs de l'ESA en vue de la fin de vie et de la désorbitation de la Station spatiale internationale (ISS), initialement prévue en janvier 2031 mais dont l'échéance devrait être repoussée.
La coopération entre les deux entités est déjà tangible. « L'ESA et Vast collaborent déjà sur quatre missions habitées vers la Station spatiale internationale et Haven-1 prévues pour 2027, y compris la première mission habitée vers la station Haven-1,», tient à préciser Max Haot, P.-D.G. de Vast. « Ce protocole d'accord va au-delà de ces missions et se projette dans l'ère post-ISS. Nous concevons la station Haven afin de garantir à l'ESA, à ses astronautes et à ses scientifiques un accès continu à l'orbite basse, siège d'une future économie, tout en poursuivant la solide collaboration internationale qui a caractérisé la Station spatiale internationale », souligne t-il.
Une annonce surprise au sommet Choose France. Emmanuel Macron a annoncé ce 1er juin un accord avec la start-up américaine Vast pour envoyer deux de ses astronautes dans l'espace. Thomas Pesquet s'apprête à vivre un troisième vol, tandis qu'Arnaud Prost s'élancera pour la première fois vers une station spatiale privée.... Lire la suite
Concrètement, ce protocole fournit un cadre pour une collaboration potentielle sur plusieurs volets :
Vast and @esa are taking our cooperation to the next level. Ensuring a continued transatlantic partnership in the post-ISS commercial space station era is a top priority for Vast. @IAC2026Antalya. https://t.co/92DHt2b4M9 pic.twitter.com/tYljWL5FRO
Pour l'Europe, l'enjeu est double. Dépourvue de station propre, elle doit garantir à ses astronautes des opportunités de vol et à ses chercheurs un accès continu à l'orbite basse. Comme l'a souligné Daniel Neuenschwander, directeur de l'exploration humaine et robotique, il s'agit d'être prêt lorsque la coopération autour de l'ISS prendra fin.
Pour la société californienne, la signature d'une agence spatiale de premier plan constitue une légitimation précieuse sur un marché des stations commerciales très concurrentiel. Elle lui permet d'afficher sa crédibilité technologique auprès des investisseurs et des partenaires, tout en préfigurant l'émergence d'un client institutionnel de long terme.