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Que produiraient des collisions entre des étoiles géantes rouges ?
Le prix Nobel de physique 2026 est attribué au physicien belge Francis Halzen, l'une des forces motrices derrière la construction et l’utilisation en Antarctique d’IceCube, un détecteur géant de neutrinos cosmiques, ces particules fantomatiques dont on soupçonne que certaines, à très haute énergie, sont produites aux abords des trous noirs supermassifs au cœur des galaxies.... Lire la suite
L'astrophysicienne Françoise Combes, la médaille d’or 2020 du CNRS, professeure au Collège de France et chercheuse à l'Observatoire de Paris, nous explique ce qu'il y a derrière l'astronomie neutrino avec le détecteur IceCube et qui a valu le prix Nobel de physique 2026 à Francis Halzen, l'homme qui, avec ses collègues, a rendu possible la détection des neutrinos cosmiques de haute énergie, probablement en relation avec des trous noirs supermassifs.... Lire la suite
L'Univers est violent, des explosions d'étoiles, des impacts de comètes sur Jupiter ou des collisions de galaxies le prouvent. Deux astrophysiciens ont étudié un nouvel exemple de ces violences et ont découvert qu'il aurait des effets bien particuliers.
[EN VIDÉO] 2021 c'est l'année des 20 ans de Futura ! À cette grande occasion, nous avons demandé à nos parrains de s'exprimer sur le sujet... Françoise Combes s'est notamment prêtée à l'exercice et nous livre son analyse d'astrophysicienne sur le passé, mais aussi sur les 20 prochaines années.
Le prix Nobel de physique 2026 a récompensé l'une des figures majeures de l'astronomie neutrinos, qui a en particulier joué un rôle central dans le développement du détecteur géant IceCube enfoui dans les glaces pures de l'Antarctique.
Avec lui, il a été possible de détecter des neutrinos cosmiques qui ne proviennent ni des réactions thermonucléaires du centre du Soleil, ni des désintégrations radioactives de certains noyaux instables qui chauffent l'intérieur de la Terre, ni des neutrinos fossiles de basse énergie issus du Big Bang. Non, ce que IceCube chasse ce sont des neutrinos produits par des processus qui accélèrent des particules à hautes énergies.
Le prix Nobel de physique 2026 est attribué au physicien belge Francis Halzen, l'une des forces motrices derrière la construction et l’utilisation en Antarctique d’IceCube, un détecteur géant de neutrinos cosmiques, ces particules fantomatiques dont on soupçonne que certaines, à très haute énergie, sont produites aux abords des trous noirs supermassifs au cœur des galaxies.... Lire la suite
On sait qu'il existe des accélérateurs naturels capables de produire les neutrinos qui se sont manifestés dans IceCube, en l'occurrence, des trous noirs supermassifs contenant au moins un million de masses solaires et accrétant de la matière et qui sont derrière l'énergie formidable animant les noyaux actifs de galaxies, comme les blazars.
Mais, bien que ce soit l'hypothèse la plus souvent évoquée, ce n'est pas la seule et on en voit un bon exemple avec celle avancée dans un article publié dans Physical Review D.
Avant de la présenter, rappelons que dans le jargon des physiciens, 1 PeV vaut 1 000 TeV et que l'on accélère des protons au LHC - le plus puissant collisionneur de particules construit par la noosphère - à des énergies d'un peu plus de 10 TeV et que 1 TeV permet de créer presque 1 000 protons en raison de la fameuse relation d'Einstein entre la masse et l'énergie.