// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Les zoos, nouvelles cibles des cambrioleurs
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
Adressez vos remarques à
Pascal Doucet-Bon
Parmi les 14 singes dérobés lundi 26 octobre au zoo de Lescar (Pyrénées-Atlantique), certains font partie d'espèces menacées d'extinction et valent une fortune sur le marché noir. Face au trafic d'animaux vivants, qui atteint un niveau record, les parcs zoologiques tentent de se protéger.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Dans la nuit de lundi à mardi 27 octobre, l'enclos aux singes de l'Exotic Park de Lescar (Pyrénées-Atlantique) a été fracturé : cinq tamarins et neuf ouistitis ont été volés. "Ce sont des petits animaux qui vont être très stressés de manière générale car, dans la nature, ces animaux sont des proies. Dans le pire des cas, ils peuvent mourir à cause du stress", déclare Louis Canario, soigneur au zoo de Lescar. Une inquiétude partagée par les habitués du parc : "C'est un zoo qu'on apprécie et qu'on soutient, raconte une mère venue avec sa fille. On est inquiet pour les animaux, on espère qu'ils vont les retrouver."
La piste des trafiquants agissant sur commande est évoquée. Ce type de vol est récurrent. En juillet 2026, des bébés tamarins ont été volés au zoo de la Palmyre (Charente-Maritime). En 2024, à La Londe-les-Maures (Var), 14 singes-écureuils avaient disparu de leur enclos. Dans cette affaire, trois hommes ont été condamnés. Au marché noir, un seul de ces petits singes peut se négocier plusieurs milliers d'euros. "Ça crée un désir de possession, d'imitation de ces pratiques, et donc ça a des conséquences très réelles. C'est le quatrième trafic le plus lucratif du monde et ça participe à la deuxième cause de disparition des espèces", analyse Anaïs Therond, experte en criminalité environnementale pour l'association Réseaux Sauvages.
Face à cette délinquance, certains parcs s'équipent. Au zoo de Villiers-en-Bois (Deux-Sèvres), les enclos du jaguar, du glouton et du kinkajou sont électrifiés et reliés à des alarmes. "Ce sont des espèces qu'on peut retrouver illégalement chez les particuliers. Donc, on a vraiment du solide dans la conception de nos nouveaux bâtiments", explique Guillaume Romano, le directeur du parc.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
Côte-d'Or : de faux policiers tirent sur un immeuble