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Dominique Sopo, président de SOS Racisme, plaide pour de "la fermeté face à la parole raciste"
Après l'attentat raciste survenu à Trappes vendredi, le président de SOS racisme affirme que cette "parole raciste" "prépare des actes" à l'image de "cet attentat terroriste".
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"Il faut de la fermeté face à la parole raciste", plaide Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, qui réclame "l'application de la loi contre les crimes racistes". Il était l'invité de franceinfo vendredi 30 octobre et relaie l'appel du maire de Trappes au rassemblement de vendredi soir dans sa commune des Yvelines, une semaine après l'attentat raciste.
Il regrette par ailleurs l'absence d'Edouard Philippe à cette manifestation. Dominique Sopo appelle à "la dignité" et "il faut aussi de la fermeté face à la parole raciste que l'on combat, parce qu'on sait très bien que cette parole de stigmatisation que l'on entend depuis des années, sans qu'il y ait de parole antiraciste" en face, "prépare des actes", comme "avec cet attentat terroriste".
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Une marche contre le racisme et l'islamophobie doit en effet avoir lieu vendredi soir à Trappes, une semaine après l'attaque terroriste et raciste qui a fait un mort et sept blessés dans les Yvelines. Certaines personnalités politiques ont annoncé leur présence à Trappes, comme les candidats à la présidentielle Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Tondelier (Les Ecologistes). Mais Edouard Philippe, le candidat d'Horizons pour 2027, se rendra lui à La Verrière (Yvelines) pour un autre rassemblement à 16 h, pas à Trappes.
Je regrette le fait qu'il y ait une absence de certaines personnalités politiques [au rassemblement contre le racisme à Trappes vendredi soir], d'autant plus qu'Ali Rabeh, [le maire de Trappes], a expliqué qu'elles étaient les bienvenues.
Selon lui, "le fait d'être dans une incapacité aujourd'hui à rassembler très largement" cet "arc républicain pour lequel il y avait une forme d'évidence de se rendre à des rassemblements antiracistes, cela est évidemment dommageable", poursuit-il. D'autant plus que "cela se fait sur fond d'une parole publique extrêmement agressive de la part de l'extrême droite, commente-t-il, mais également de la part d'Edouard Philippe, dont les sorties cette semaine [dans la presse] ne me semblent pas frappées du coin de la responsabilité".
L'ancien Premier ministre Édouard Philippe a en effet estimé, dans un entretien au magazine Le Point publié mardi, que "l'échec de l'intégration" depuis "plusieurs décennies est incontestable". Il a ajouté que "la surreprésentation de jeunes issus de l'immigration" dans les violences autour des manifestations était "patente".
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a par ailleurs appelé vendredi matin sur France Inter à modifier la loi et "rendre illégale" la théorie du grand remplacement. "Depuis quasiment trois ans, la France est entrée dans un cycle de crimes racistes, qui n'ont pas fait l'objet d'une mobilisation suffisante dans l'espace médiatique, politique et au niveau des institutions", constate Dominique Sopo.