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L'état du sapeur-pompier grièvement blessé par balle dimanche aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille, "est plutôt en train de s'améliorer"
Les syndicats de sapeurs-pompiers professionnels appellent à des rassemblements lundi midi devant les casernes en solidarité à leur collègue grièvement blessé par balle lors d'une intervention près de Marseille.
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Le sapeur-pompier qui a été très grièvement blessé par balle, dimanche 1er novembre, lors d'une intervention sur un incendie de véhicules aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), a été opéré dans la soirée. L'état de l'adjudant de 53 ans "est plutôt en train de s'améliorer", a déclaré en conférence de presse lundi 2 novembre Julien Marion, directeur général de la sécurité civile, saluant la réaction "exemplaire" de "tous les équipages engagés sur les lieux", "qui sont intervenus hier dans ces conditions très difficiles et qui ont exposé leur vie à l'occasion de cette intervention."
"S'en prendre à un sapeur-pompier dans le cadre de l'exercice de ces missions, c'est s'en prendre à tous les sapeurs-pompiers, c'est s'en prendre à toute la sécurité civile, et c'est porter un coup très dur et très violent au pacte républicain qui fait qu'on arrive à vivre ensemble."
Les pompiers "intervenaient pour une intervention, pour protéger, sauver, ce qui est le quotidien de l'action des 250 000 sapeurs-pompiers de ce pays", a continué le responsable de la sécurité civile, faisant part d'"une grande émotion" et exprimant sa "forte solidarité" avec les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône au nom du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Le suspect, âgé de 51 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Il est décrit comme marginalisé et est déjà connu des autorités pour des faits de violence avec arme.
"Il y a une forme d'incompréhension, de sidération et aussi un peu de colère face à la gravité de ce qui s'est passé hier", a continué le directeur général de la sécurité civile, face à la presse. Il a appelé à ce que "la réponse pénale [soit] à la hauteur de la gravité de ce qui s'est passé hier après-midi aux Pennes-Mirabeau."
Dans un communiqué, les neuf syndicats représentatifs des sapeurs-pompiers ont appelé "toutes les casernes de France à sortir leurs véhicules devant les centres de secours, gyrophares allumés et deux-tons, pour exprimer d'une seule voix notre colère et notre solidarité". "Nous attendons des actes forts et une réponse de l'Etat à la hauteur de la gravité de la situation", poursuit ce texte. "On ne tire pas sur ceux qui sauvent."
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