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Crash meurtrier d'un jet privé en Floride : qui est Nathalia Filgueiras, identifiée comme la co-pilote de l'appareil ?
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En Floride, un jet privé s’est écrasé dimanche 1er novembre dans un quartier résidentiel, avant de s’embraser. Les neuf personnes à bord ont été tuées. L’appareil reliait le Texas aux Bahamas. Que s’est-il passé ? Dans les derniers échanges avec la tour de contrôle, on entend la co-pilote tenter de faire face à la situation.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le bruit de la chute, puis le vacarme de l'impact et de l'explosion. Filmée depuis l'arrière d'une voiture, l'image au ralenti du jet privé qui se désintègre dans une rue de Floride a fait le tour du monde. Au sol, un cratère et des débris en feu, alors que les secours se précipitent sur place sous l'œil de riverains stupéfaits. "On a entendu un bruit monumental. La maison a tremblé et les ampoules se sont mises à grésiller", raconte un témoin.
Pas de victimes au sol mais les neuf personnes à bord ont été tuées sur le coup. Vu du ciel, on distingue clairement le point d'impact. Le vol avait décollé d'Austin, au Texas, à destination les Bahamas. Mais au-dessus de la Floride, la copilote lance un appel de détresse : "Nous descendons de 8 000 pieds. Mayday, mayday ! Nous descendons de 10 000 pieds par minute", angoisse-t-elle. "Il y a urgence, on est en survitesse ! Nous descendons de 25 000 pieds par minute !", s'écrie-t-elle, paniquée. Elle réalise alors que la situation est désespérée : "Nous allons nous écraser au sol. Nous allons mourir ! Nous allons mourir !"
Selon les médias américains, cette voix est celle de Nathalia Filgueiras, jeune pilote de 20 ans. Elle disposait de son brevet depuis le lycée et avait depuis accumulé plus de 1 300 heures de vol.
Avant l'appel de détresse, elle a signalé du givre sur l'appareil. Le jet devait au départ voler au-dessus d'une super cellule orageuse, mais celle-ci aurait pris de l'altitude de façon fulgurante, provoquant de violentes turbulences. "Lorsqu'il y a un très, très fort givrage, ça veut dire qu'il va y avoir, d'un coup, des couches importantes de glace qui vont se former sur toutes les parties de l'avion. Ça peut très bien arriver jusqu'à faire arracher une partie de l'aile ou de la profondeur. La profondeur, c'est la partie arrière de l'avion, celle qui permet de monter, de descendre", explique Jean Serrat, ancien combattant de bord et consultant aéronautique.
Les enquêteurs continuent à collecter des éléments permettant d'expliquer l'accident, même si les boîtes noires pourraient avoir été pulvérisées au moment du crash.
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