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Le ministre de l'Intérieur "ne renoncera à aucun moyen intermédiaire" comme les grenades et gaz lacrymogènes lors des manifestations
"La répression, elle n'existe pas", a répondu Laurent Nuñez à des députés qui ont demandé de renoncer à l'emploi des grenades par les forces de l'ordre, après les graves blessures de lycéens lors du mouvement de mobilisation.
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"Je ne renoncerai à aucun moyen intermédiaire (grenades, gaz lacrymogène…) pour la bonne et simple raison que les policiers ont besoin de se défendre quand ils sont pris à partie" lors de manifestations, a affirmé, lundi 2 novembre, le ministre de l'Intérieur. Laurent Nuñez était interpellé par plusieurs députés lors d'une audition sur le budget 2027 du ministère de l'Intérieur devant la commission des lois de l'Assemblée nationale.
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Des élus lui ont demandé de renoncer à l'emploi des grenades par les forces de l'ordre, après les graves blessures de lycéens lors du mouvement de mobilisation. A la députée LFI Gabrielle Cathala qui mettait en cause l'action de la police, en parlant de "répression", il a répondu : "La répression, elle n'existe pas (…). Nous, on est là pour éviter les troubles à l'ordre public". "Je suis content quand une manifestation arrive à son terme sans qu'on ait eu à faire usage de la force", a-t-il dit encore.
"Je crois que chacun doit retrouver un peu de volonté de continuer à vivre ensemble dans les six mois qui viennent" d'ici à l'élection présidentielle. "Moi, j'interviens quand il y a des violences et uniquement dans ce cas-là", a-t-il insisté en évoquant "les gens (…) qui pètent les vitrines et s'en prennent aux forces de l'ordre et balancent des cocktails Molotov".
Laurent Nuñez a répondu qu'il n'avait "pas connaissance du caractère nocif du gaz lacrymogène, qui est l'armement intermédiaire de base", en réponse à des questions sur les impacts des gaz lacrymogènes sur les femmes (certaines ont fait part de troubles menstruels après les manifestations). "En 2021-2022, on a réalisé un certain nombre d'études et il n'y avait pas d'atteintes constatées, et au contraire même, les effets disparaissent très rapidement", a-t-il poursuivi. "Donc, je ne suspendrai pas par principe de précaution l'utilisation du gaz lacrymogène."
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