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Revue de presse de l’April pour la semaine 44 de l’année 2026
Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
En bref. L’open source a besoin de financements et d’entreprises qui participent, alertent l’EFF et la fondation Linux. Alternatives à la Big Tech. Une distribution Linux controversée.
La semaine dernière, des milliers de sites, dont celui des impôts ou de préfectures, ont dû être débranchés en urgence. En cause: deux failles découvertes grâce à l’IA dans PHP, un langage informatique. Retour sur un «effet boule de neige» qui a semé la panique.
Lors d’un test de cybersécurité mené par l’AI Security Institute britannique, Mythos 5, le modèle d’Anthropic, a tenté de faire accepter du code malveillant dans un dépôt GitHub. Malgré un premier refus, l’IA a renouvelé sa tentative.
Quel effet produit l’IA sur le développement open source ? Selon un rapport de la Linux Foundation, il est conséquent, entre augmentation de la production brute, abaissement du ticket d’entrée, obligation plus intense de relecture et épuisement d’une partie des personnes impliquées.
Parler de souveraineté numérique, c’est bien; la mettre en pratique, c’est mieux. Et cela est d’autant plus vrai en ce qui concerne l’État. Telle est la vision de la Cour des comptes qui vient de publier un rapport sur “Les outils bureautiques et collaboratifs au sein de l’État”. À la suite d’une campagne d’initiative citoyenne menée en septembre 2024 par l’institution de la rue Cambon, celle-ci s’est intéressée aux suites bureautiques (traitement de texte, tableur, supports de présentation) et aux logiciels collaboratifs (messageries électroniques ou instantanées, visioconférences, partages de documents, etc.) dans les administrations centrales et déconcentrées de l’État. Ce qui représente rien moins que 860 000 postes de travail informatique.
Annoncé en grande pompe l’an dernier, le test d’une suite bureautique open source au ministère danois de la Numérisation a été arrêté sans bruit. Faute d’évaluation, personne ne saura si le ministère pouvait vraiment se passer de Microsoft.