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Test de l’iPad mini OLED (A20 Pro) : la meilleure petite tablette du marché, à un détail près
J’ai acheté mon premier iPad mini il y a une douzaine d’années, et j’en ai eu un à presque chaque génération depuis. Seul le modèle A17 Pro de 2024 m’a échappé. Ce format d’à peu près 8 pouces a toujours eu une place à part chez moi : assez grand pour lire la presse, regarder une série ou jouer confortablement, assez petit pour finir dans un sac sans qu’on y pense. Je le sors dans l’avion, au lit ou sur le canapé, pendant que le smartphone reste en charge ou dans la poche.
Les smartphones pliants ont un peu bousculé cette habitude. Avec un Pixel Fold dans la poche, je laissais de plus en plus souvent l’iPad mini à la maison, puisque le grand écran intérieur du pliant couvrait une partie de ses usages. Pour ce test, j’ai utilisé l’iPad mini OLED en parallèle de l’iPhone Duo, le pliable d’Apple. La comparaison m’a surtout rappelé un atout logiciel de la tablette. J’y reviens plus bas.
Apple a présenté l’iPad mini OLED le lundi 26 octobre. Il arrive en magasin ce vendredi 6 novembre, à partir de 759 € en Wi-Fi 128 Go.
Les tablettes de cette taille se comptent sur les doigts d’une main. Lenovo propose sa Legion Tab, orientée jeu. RedMagic a sorti cet été l’Astra 2, une tablette de 9,06 pouces vendue 499 €, avec un écran OLED à 185 Hz et un refroidissement liquide. Je l’ai testée en détail : la RedMagic Astra 2 est la concurrente Android la plus proche de l’iPad mini OLED, et je m’en sers comme point de comparaison tout au long de ce test.
Pour aller plus loin
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Face à ces deux tablettes Android pensées pour le jeu, l’iPad mini OLED joue une autre carte : celle d’une tablette généraliste, légère, qu’on emporte partout. Il est plus grand qu’un iPhone Pro Max et beaucoup moins encombrant qu’un iPad Air ou un MacBook. Ce format intermédiaire est sa raison d’être.
Le design bouge peu. Seules les grilles de haut-parleurs disparaissent. Apple fait désormais passer le son par l’écran (son système « Acoustic Display »), avec des woofers couplés à la dalle et des tweeters cachés entre la vitre et la coque. Ce boîtier fermé aide aussi la tablette à obtenir son IP67. On retrouve des tranches plates, un port USB-C, une zone magnétique sur la tranche pour accrocher et recharger l’Apple Pencil, et des aimants au dos pour fixer le Smart Folio. Apple annonce la compatibilité avec l’Apple Pencil Pro et l’Apple Pencil USB-C.
Le changement se sent surtout en main. L’iPad mini OLED pèse 255 g en Wi-Fi et 263 g en version cellulaire, contre 293 et 297 g pour le modèle précédent. Il perd aussi presque un millimètre d’épaisseur (5,4 mm contre 6,3 mm).
Sur le papier, 38 g de moins, cela paraît peu. Au bout d’une heure de lecture au lit à une main, la différence se sent nettement. Je la trouve vraiment très légère, et c’est exactement ce qu’on attend d’une tablette qu’on veut emporter partout.
L’autre nouveauté bienvenue est la certification IP67. C’est une première sur un iPad : Apple n’annonçait aucune certification d’étanchéité pour les modèles précédents. Le nouveau résiste, selon Apple, à 30 minutes d’immersion sous un mètre d’eau. Pour une tablette qu’on lit au bord d’une piscine, dans la salle de bains ou qu’on pose dans la cuisine pour suivre une recette, c’est une vraie tranquillité d’esprit. Apple précise toutefois que les dégâts causés par les liquides ne sont pas couverts par la garantie.