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"Elle a été tout de suite frappée par les pierres" : la mère de Cynthia, la Française décédée dans l'effondrement d'une colonne rocheuse en Turquie, témoigne
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
Jeudi dernier en Cappadoce, en Turquie, une colonne rocheuse s'est effondrée sur une jeune Française. Catherine Houpert, qui vient de rapatrier le corps de sa fille en France, dénonce des négligences : selon elle, le site aurait dû être fermé après les fortes pluies. Elle demande aujourd'hui des comptes aux autorités turques.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Sur une vidéo, on peut apercevoir la colonne, effondrée il y a quelques secondes à peine. Au pied du site, les touristes sont hagards. Des blocs de pierre viennent de s'écrouler sur trois personnes. Parmi les victimes, Cynthia Houpert, 37 ans. Elle était en vacances avec son mari et leurs deux enfants de 4 et 7 ans lors de l'éboulement survenu dans la vallée des cheminées de fées, en Cappadoce (Turquie). France Télévisions a rencontré la mère de la jeune femme.
Dès l'annonce de l'accident, elle s'est rendue en Turquie pour soutenir sa famille et comprendre les circonstances de la catastrophe. "Ils se promenaient là, ils regardaient le site, et d'un seul coup, mon gendre entend une sorte de grondement. Il était un peu en avant, donc il a vu ce qui se passait, il a tout de suite réagi en emmenant ses deux fils. Et ma fille, qui était un peu en arrière, (...) a été tout de suite frappée par les pierres", raconte Catherine Duhornay, la mère de la victime.
L'un des enfants est hospitalisé, gravement blessé. Sa grand-mère dénonce des négligences : "Il y a eu des pluies diluviennes quelques jours avant. Il y avait déjà une fragilité, apparemment, du terrain. Peut-être que là, si l'État avait fait ce qu'il faut au niveau sécurité, ma fille ne serait peut-être pas aujourd'hui décédée", regrette-t-elle.
En 2024, déjà, un éboulement avait eu lieu. Les associations dénoncent la surexploitation de ces sites. "Il y a trop de monde et trop de voitures. Il y a un parking à proximité. Nous pensons qu'il génère des vibrations néfastes pour les cheminées", pointe Zeynep Çöloğlu, architecte et membre de l'association "Plateforme environnementale pour la Cappadoce". Quatre millions et demi de personnes visitent chaque année la Cappadoce, une surfréquentation incompatible avec la sauvegarde du site, selon l'Unesco.
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