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La mère d'élèves suspectée d'avoir commis une agression dans une école de Nice mise en examen et placée en détention provisoire
Cette femme de 36 ans est mise en examen notamment pour "tentatives de meurtre sur un enseignant ou tout membre du personnel travaillant dans un établissement scolaire".
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La mère de famille soupçonnée d'avoir agressé, lundi, une directrice d'école et une enseignante dans une école maternelle de Nice, dans les Alpes-Maritimes, a été mise en examen et placée en détention provisoire, annonce le parquet de Nice dans un communiqué, mercredi 4 novembre.
La mère d'élèves soupçonnée d'avoir agressé une directrice d'école à Nice a fini par exprimer des regrets en garde à vue
Cette femme de 36 ans est mise en examen pour "tentatives de meurtre sur un enseignant ou tout membre du personnel travaillant dans un établissement scolaire", "arrestation, enlèvement, séquestration out détention arbitraire suivie d’une libération avant le 7e jour", "détention et port d’arme de catégorie B", "port arme de catégorie D", "détention frauduleuse de documents administratifs" et "tentative d’évasion", détaille le parquet.
La suspecte, qui a déclaré posséder les nationalités tunisienne et italienne, a déjà été condamnée en 2019 et en 2023 pour des faits de violences avec armes. Elle est également connue des services du renseignement territorial.
Le parquet de Nice précise que la mère de famille ne fait plus l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Elle est actuellement en situation irrégulière sur le territoire national et fait l’objet d’une interdiction administrative du territoire (IAT) avec une assignation à résidence ministérielle depuis fin 2023. Son assignation à résidence renouvelée à cinq reprises comporte une obligation quotidienne de pointage, actuellement respectée, avec un retrait de son passeport. Eloignée en juin 2019 vers la Tunisie dans la suite d’une OQTF, l’interdiction administrative prise en décembre 2019 lui a été notifiée à l’issue d’une procédure d’aide à l’entrée irrégulière dans laquelle elle a été condamnée en 2023. Le parquet de Nice précise qu'elle a bénéficié en 2022 du statut de réfugié accordé par les autorités italiennes après être entrée sur ce territoire en novembre 2020, lieu de naissance de l’enfant né en 2021.
Dans le cadre de sa garde à vue, la mise en cause a fait l’objet d’un examen psychiatrique ne mettant pas en évidence la nécessité d’une hospitalisation. Mère de deux enfants scolarisés dans cette école maternelle située près du centre de Nice, la femme s'est présentée lundi, vers 9h, à l'accueil de l'établissement demandant à rencontrer la directrice en urgence. "D'après les premiers éléments reçus par cette dernière, l'intéressée la menaçait en pointant une arme à feu dans sa direction et en portant des accusations sur des faits d'agressions sexuelles dont un de ses enfants aurait été victime", a expliqué le procureur Damien Martinelli dans un communiqué publié lundi soir.
"Elle portait ensuite une gifle à la directrice puis lui tirait les cheveux", avant de ranger son arme à sa ceinture et de la gifler à nouveau. "Elle reprenait son arme et en actionnait la queue de détente en la pointant en direction de cette dernière, sans qu'un coup ne parte, et en précisant n'avoir que deux balles", a détaillé le magistrat. En quittant le bureau, la mère de famille a croisé une enseignante, à qui elle a adressé les mêmes accusations. Elle l'a giflée, puis a pointé son arme dans sa direction après en avoir actionné la détente. Elle a ensuite quitté l'établissement.
Selon le parquet de Nice mardi soir, la mère de famille a enregistré sur son téléphone une partie des faits et a fini par exprimer des regrets lors d'une deuxième audition en garde à vue. Autre élément communiqué, le fait que pendant son transport "à l'occasion des mesures de perquisition", la suspecte a tenté "de s'échapper du véhicule de police".