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Alerte à la bombe sur un vol entre Dublin et Rome : 151 passagers ont atterri sur une base militaire de l'Eure
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
Un vol entre Dublin et Rome a été dérouté dans la matinée du jeudi 5 novembre après une alerte à la bombe, avec à son bord 151 passagers et six membres d'équipage. Deux avions de chasse l’ont escorté jusqu’à Évreux, où ils ont été mis en sécurité. Une enquête a été ouverte.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Les passagers de cet avion devaient atterrir à Rome (Italie). Ils se sont retrouvés, dans la matinée du jeudi 5 novembre, sur le tarmac de la base militaire d'Évreux, dans l'Eure. Leur appareil a été dérouté en raison d'une alerte à la bombe. Quelques minutes plus tôt, des passagers filment à l'intérieur, sans vraiment comprendre ce qui est en train de se jouer. "À travers les hublots, on s'est rendu compte qu'on était escortés par un avion militaire. On espère que c'est une fausse alerte", commente alors Nicola Timpone, un passager italien.
Une bombe se trouverait-elle à bord ? Une heure après le décollage, ordre est donné au pilote irlandais de changer de trajectoire. Mais il aurait refusé dans un premier temps, préférant, selon le procureur, atterrir dans un aéroport civil.
L'armée française envoie alors deux avions de chasse, un Rafale et un Mirage, pour intercepter l'appareil et le contraindre à se poser. "Les avions de chasse vont permettre d'établir une situation, d'avoir la confirmation qu'il n'y a pas de terroriste à bord de l'appareil, qu'il n'y a pas quelqu'un qui est en train de contraindre l'équipage. Déjà, on va dérisquer le vol, pour éviter qu'il puisse servir pour faire un nouveau 11-Septembre", explique Xavier Tytelman, expert en sécurité aérienne et ancien militaire français.
L'alerte à la bombe a été déclenchée à la suite d'un courriel reçu par l'aéroport de Rome (Italie), un message signé des "combattants de l'État masculin", le nom d'un groupuscule extrémiste russe. "Vous êtes tous complices d'un complot criminel. Nous voulons vous anéantir pour cela (...). Votre régime féministe s'en souviendra à jamais. L'explosion se produira dans 60 minutes", ont-il écrit.
Les passagers du vol ont été pris en charge dans des bus, et viennent d'arriver à l'aéroport de Roissy. "Toute cette journée était complètement folle. Je n'ai fait que pleurer", confie une femme. "Sur le moment, c'était assez effrayant, c'est vrai. Mais tout l'équipage, le pilote, ils ont bien géré. Ils nous ont rassurés et maintenant, ça va aller", nuance un homme. Ils doivent embarquer dans la soirée dans un nouvel avion, pour rejoindre leur destination initiale.