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J’ai essayé le Genesis GV60 Magma : la Hyundai Ioniq 5 N était ma voiture électrique préférée, mais j’ai trouvé encore mieux
Selon les mots du directeur France et Italie de Genesis, Charles Fuster, il s’agit du meilleur moment pour lancer Genesis en Europe, et notamment en France. La fidélité des clients aux marques européennes est en dégringolade et il est possible de conquérir ces clients.
Mais c’est aussi une période qui voit de nombreux constructeurs chinois se lancer sur le marché. Le constructeur coréen Genesis ne veut pas y être associé car, bien qu’en progrès, les constructeurs chinois gardent, pour les automobilistes, une image peu valorisante.
Alors Genesis doit séduire, prouver son savoir-faire et sa légitimité sur le marché des véhicules premium. Cela passe par un engagement en compétition, notamment dans le championnat du monde d’endurance avec l’écurie Genesis Magma Racing, mais aussi par des véhicules d’image, comme le nouveau Genesis GV60 Magma dont j’ai pu prendre le volant, et qui me rappelle très fortement ma voiture électrique préférée jusqu’à présent : la Hyundai Ioniq 5 N.
Le Genesis GV60 Magma se base sur le GV60. Un SUV électrique de 4,55 m de long avec une ligne fastback au style sobre et assez élégant.
Mais cette version Magma est aussi inquiétante qu’un volcan sur le point d’exploser. Tout d’abord, il y a cette teinte spécifique Magma Orange qui n’est pas des plus discrètes. Le nuancier compte neuf autres teintes (brillantes, métallisées, pastel et mates), plus sobres.
La face avant intègre une immense entrée d’air en bas du bouclier. Au-dessus, on retrouve une triple admission d’air qui intègre subtilement la caméra avant. Les projecteurs sont les « Two-Line » que l’on retrouve sur les modèles Genesis.
Sur le capot, on retrouve le logo Genesis qui me rappelle celui des Bentley. Il est ici dans une teinte noire qui vient donner une touche de sportivité supplémentaire. Les ailes avant sont élargies, avec à l’avant un canard aérodynamique débordant du pare-chocs et une extraction d’air du passage de roue.
On remarque des jantes de 21 pouces sans aucune considération aérodynamique, avec des étriers de frein orange. Les poignées de portes intégrées à la carrosserie serviront plus le style que l’efficience énergétique. Le Cx est d’ailleurs à 0,31.
À l’arrière, on retrouve le même design de feux qu’à l’avant. Mais surtout, comment ne pas parler de l’immense aileron arrière fixe avec, aux extrémités, des cornes me faisant penser à un petit diable sortant de la fournaise !
Le style est clairement assumé comme sportif, ça ne fait aucun doute. Le parti pris est très fort pour une marque cherchant un positionnement premium, chic, raffiné et élégant. Le pari peut être réussi si cette sportivité décomplexée à l’arrêt se retrouve derrière le volant.