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Actualité : Pollution automobile : les particules de freinage dans le colimateur de ce nouveau système innovant
L'une des sources méconnues de pollution d'un véhicule, à savoir ses freins, est au cœur d'une nouvelle technologie prometteuse.
© Parilov/Shutterstock - Schaeffler travaille sur une nouvelle technologie de frein pour se débarassser de la pollution.
Quand il est question de la pollution générée par des véhicules roulants, le premier réflexe est sans surprise de songer aux gaz d'échappement et aux rejets de CO2. Pourtant, voitures, camions et autres deux roues à moteur génèrent des rejets négatifs de bien d'autres manières. C'est notamment le cas des freins et de leurs plaquettes, qui produisent des particules nocives lors de leur utilisation. L’entreprise allemande Schaeffler travaille sur un système pour se débarrasser de cette pollution.
Avant de pouvoir déployer son système en série, la société spécialisée dans la conception de pièces automobiles doit tester sa technologie. Le premier essai a eu lieu du 14 au 16 août sur le circuit Nürburgring à l'occasion du championnat de course DTM. Il s'agit donc encore d'une étude préliminaire dont les résultats, orientés pour le moment voiture de sport (le système était embarqué sur une Audi R8 LMS GT2), ne sont pas encore connus.
Reste que la promesse, qui regroupe frein, actionneur et circuit d'huile et de refroidissement en un seul système fermé conçu pour remplacer les freins traditionnels, est prometteuse. Non seulement les particules générées au freinage seraient piégées, mais de plus le bruit serait réduit et les besoins d'entretien limités.
Un système un brin complexe pour réduire la pollution des freins.
Bien des questions restent en suspens, comme la génération de chaleur, notamment des freins arrière. Pour cela, Schaeffler a mis au point son propre système de gestion thermique, comprenant des pompes hydrauliques de pression et d'aspiration ainsi que plusieurs échangeurs de chaleur. De quoi complexifier et rendre plus onéreuse sa solution, qui se destinerait en priorité aux véhicules électriques, dont les freins sont moins sollicités grâce au moteur.
Schaeffler pense également que son système pourrait être appliqué dans les futures architectures de véhicules équipées de systèmes de freinage à commande électronique, ainsi que dans les concepts de véhicules autonomes. De plus, éviter la poussière de freinage pourrait coller à la future norme antipollution des véhicules Euro 7 qui arrivera dans quelques mois.
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