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Actualité : Journaliste tech depuis 26 ans, voici les 5 raccourcis clavier dont je ne peux plus me passer
Le temps qu’on perd en rédaction et prise de notes ne se joue jamais sur la vitesse de frappe, mais sur les allers-retours incessants vers la souris. Après trois décennies de bouclages et de tests sous Windows et macOS, voici les dix raccourcis indispensables que j'utilise au quotidien pour gagner un temps précieux.
© Shutterstock / beauty-box - Journaliste tech depuis 26 ans, voici les 5 raccourcis clavier dont je ne peux plus me passer
Journaliste tech depuis 26 ans, je passe mes journées sur un clavier, PC au bureau et Mac le reste du temps. J’en ai testé des centaines. Un raccourci ne s’apprend pas, il se contracte. On le voit passer quelque part, on l’essaie une
fois pour voir, et on l’oublie aussitôt. Puis, un jour la main le fait toute seule. C’est fini, il est là pour dix ans. Ceux qui suivent ont passé ce cap. Ce ne sont ni les plus impressionnants ni les plus complets : ce sont ceux que mes doigts frappent sans que j’y pense, plusieurs fois par jour, sur les deux systèmes, et que je continue de montrer à des gens qui travaillent sur un ordinateur depuis vingt ans sans les avoir jamais croisés. Chaque mois, la même tête.
Celui-là, je le garde en premier parce que c’est celui qui provoque le plus de silences gênés. Windows conserve un historique de votre presse-papiers, et à peu près personne ne le sait. Au premier appel, Windows vous demande d’activer la fonction. Ensuite, Win + V ouvre un panneau avec tout ce que vous avez copié depuis le démarrage, textes comme images. Vous cliquez sur un élément, il se colle. Certains peuvent être épinglés pour survivre au redémarrage.
Avant, je recopiais les chiffres d’un PDF vers un tableur un par un, avec un aller-retour entre les deux fenêtres à chaque ligne, ce qui prenait un quart d’heure pour un tableau de rien du tout. Maintenant je copie les huit valeurs d’affilée et je les repose dans l’ordre. Sur Mac, rien de comparable en natif. Il faut installer Raycast ou Paste, ce que j’ai fait, et ça vous dira à quel point j’y tiens.
La touche Impr. écran capture tout l’écran. Win + Maj + S transforme le curseur en croix. Vous dessinez la zone, elle part dans le presse-papiers, et une notification vous propose de l’annoter avant de la coller. Sur Mac, Cmd + Maj + 4 fait la même chose, sauf que l’image atterrit sur le bureau ; ajoutez Ctrl pour l’envoyer dans le presse-papiers. Avant de dessiner, appuyez sur la barre d’espace : le curseur devient un appareil photo et capture une fenêtre entière, proprement détourée.
C’est celui que j’utilise le plus, de très loin, parce qu’une page web n’est pas un document stable et que ce que vous lisez à onze heures peut avoir été discrètement modifié à quinze. Je capture d’abord, je réfléchis ensuite. Pour la vidéo : Cmd + Maj + 5 sur Mac, Win + Alt + R sur PC.
Vous copiez un paragraphe depuis un site, vous le collez dans un mail. Il arrive dans une autre police, avec des liens bleus soulignés et un fond gris dont vous ne vous débarrasserez jamais. Ctrl + Maj + V sur PC, Cmd + Maj + V sur Mac : le texte arrive nu et prend la mise en forme du document d’accueil. Ça marche dans Gmail comme dans Slack, et dans à peu près tout ce qui accepte du texte riche.
Et puis il y a Word, qui a décidé de faire autrement. Il faut y taper Ctrl + Alt + V sur PC, Cmd + Ctrl + V sur Mac, puis aller chercher "Texte sans mise en forme " dans une boîte de dialogue qui propose six options dont cinq ne servent à rien. Plus lourd, incohérent, et toujours plus rapide que de reformater trois paragraphes à la main. Si vous avez pris l’habitude de passer par le Bloc-notes pour nettoyer un texte, vous pouvez arrêter maintenant.
Le classique, et il mérite sa place parce que je l’utilise encore plusieurs fois par semaine, quinze ans après. Ctrl + Maj + T sur PC, Cmd + Maj + T sur Mac, rouvre le dernier onglet fermé. Répétez et vous remontez la pile, dans l’ordre inverse des fermetures.